13-06-2005

Situation économique sur le bassin de Thiers : mise en place d’un fonds d’aide.

Monsieur le Préfet,

Je souhaitais attirer à nouveau votre attention sur la situation économique du bassin de Thiers. La centaine de suppressions d’emplois annoncée par la société Couzon à Courpière, comme les menaces pesant sur la société DAPTA-EURODEC à Thiers, risquent de fragiliser encore davantage le tissu économique local.

Au regard de la gravité de la situation, il me paraît important, voire fondamental, de mettre en place rapidement les moyens et outils nécessaires pour aider l’économie locale et recréer au plus vite des emplois dans le secteur des services, de l’industrie, et notamment au niveau des PME-PMI.
Dans cette optique, j’ai rencontré des responsables du cabinet SODIE, spécialisé dans l’accompagnement de projets créateurs d’emplois. Nous avons besoin d’outils techniques de ce genre pour accompagner le développement économique local et conforter les actions pertinentes conduites dans le cadre du contrat territorial.

La nouvelle loi n°2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale permet de répondre, en partie, aux problèmes que nous connaissons à Thiers. Je serais ainsi sensible à ce que l’on puisse activer, par votre intermédiaire, un fonds d’aide financé par les entreprises précitées, dans le cadre de leurs obligations liées à l’article 76 de cette loi, instaurant un nouvel article 321-17 du code du travail.
Sur cette question, et accompagné par M. Maurice Zellner, maire de Courpière, j’ai rencontré à son entreprise, jeudi 9 juin, le directeur général de Couzon SA qui m’a dit être intéressé par cette démarche.

Au vu de la gravité de la situation, je souhaiterais qu’un échange puisse avoir lieu au plus vite avec les services de l’Etat, afin que l’on puisse réfléchir à la mise en œuvre de réponses adéquates.
Le Directeur général et moi-même pourrions être disponibles vendredi matin 17 juin, ou en tout début d’après-midi pour une réunion qui pourrait se dérouler sur le site de l’entreprise.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes sentiments respectueux.


André CHASSAIGNE

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