03-12-2004

SEDIVER à Saint-Yorre

SEDIVER - Saint-Yorre
Déclaration de Jacques Mizoule, Vice-Président du Conseil Régional d’Auvergne, chargé de l’économie



Le groupe italien SEVES, (ex VETRO ARREDO) propriétaire de l’usine SEDIVER à Saint-Yorre vient d’annoncer qu’il renonçait à maintenir une activité industrielle a Saint-Yorre, et qu’il allait continuer la procédure de fermeture totale du site. Ceci après avoir fait une proposition de poursuite des activités plus que douteuse. Cette proposition prévoyait en effet la suppression de 120 emplois, était assortie de conditions particulièrement lourdes pour les salariés (allongement du temps de travail, réductions importantes de salaires) et elle supposait des financements publics très importants. Par ailleurs l’activité envisagée retirait de Saint-Yorre toute production d’isolateurs en verre, qui est pourtant le savoir-faire essentiel de l’unité de Saint-Yorre, celle qui représente le marché le plus porteur, celle où la valeur ajoutée est la plus importante.

Cette proposition, dont le conseil régional d’Auvergne n’a jamais eu communication, avait reçu le soutien du ministre de l’économie.

Aujourd’hui, elle semble abandonnée par les dirigeants du groupe, sans que les négociations avec les organisations syndicales n’aient eu lieu.

On peut donc légitimement s’interroger sur la sincérité d’une telle proposition. N’était-elle pas un ballon d’essai de la démarche, qui semble se répandre aujourd’hui, consistant à dire que, pour maintenir l’emploi, il faut accepter d’importants sacrifices. De même, la volonté des dirigeants du groupe italien de discuter de cette proposition dans un délai de trois semaines, réduisant ainsi la procédure prévue par le code du travail à une peau de chagrin, semble s’inscrire complètement dans les objectifs de ceux qui veulent aujourd’hui détruire ce code du travail.

La situation aujourd’hui à Saint-Yorre est grave. 300 emplois directs sont en jeu. Une activité économique importante, tout à fait viable, peut demain disparaître dans ce bassin d’emploi déjà lourdement frappé. C’est totalement inacceptable. Le ministère de l’économie, qui a cautionné le plan de continuation, qui se révèle être un simple rideau de fumée, doit réagir et utiliser tous les moyens pour contraindre le groupe italien à une vraie négociation.

Le conseil régional d’Auvergne réaffirme son soutien aux salariés de SEDIVER qui se battent pour le maintien de leur emploi, et il est prêt à participer à toute démarche qui ira dans ce sens.

Jacques MIZOULE

Pour en savoir plus : Groupe PCF à la région Auvergne

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