21-04-2006

Projet de fermeture des blocs opératoires de Thiers et Ambert.

Commandé par le Ministère de la santé, le rapport Vallancien, qui envisage la fermeture de 113 blocs opératoires en France, dont ceux de Thiers et Ambert, est une véritable provocation. C’est une étape supplémentaire dans le démantèlement du système de santé français. Il est tout simplement scandaleux de prétendre que les services n’effectuant pas 2 000 actes par an n’assurent pas la sécurité. Diminuer l’offre de soins comme le préconise le rapport en engorgeant un peu plus les grands centres hospitaliers est un critère d’insécurité bien plus important. Contrairement à la politique gouvernementale, c’est le niveau de formation des équipes, leur disponibilité et leurs conditions de travail ainsi qu’une offre de soin harmonieusement répartie sur le territoire qui sont les facteurs essentiels pour la sécurité des patients. Il est donc capital de faire grandir la mobilisation pour préserver et développer l’ensemble des services dans nos hôpitaux de proximité à Thiers et ambert.

En réalité, les recommandations de ce rapport s’inscrivent dans la continuité de la politique gouvernementale et des réformes successives de notre système de santé (hôpital 2007, réforme Douste-Blazy, tarification à l’activité…) Réduire les coûts et privatiser les activités hospitalières les plus rentables sont les objectifs permanents de la politique actuelle. C’est cette logique financière qui prive un nombre croissant de nos concitoyens de l’accès aux soins en organisant la pénurie des praticiens et des personnels de santé.

Un système de santé accessible à tous exige une profonde réforme de son financement qui pénalise les activités boursières et qui au contraire encourage celles qui créent de la richesse pour les hommes et pour les territoires.
La campagne actuelle de dénigrement des établissements de proximité au nom de la sécurité est absolument intolérable. C’est un affront fait aux professionnels de santé, quand on sait la disponibilité dont ils font preuve malgré des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. C’est particulièrement le cas pour les centres hospitaliers de Thiers et Ambert. Il est urgent de s’opposer à cette logique de compétition entre établissements et d’isolement des territoires qui a servi de fil conducteur à la rédaction du « schéma régional d’organisation sanitaire » en Auvergne et qui inspire désormais le rapport Vallancien. C’est au contraire en privilégiant un travail en réseau d’une part entre les hôpitaux de Thiers et Ambert, d’autre part avec le CHU de Clermont-Ferrand, que nous conforterons les services de santé dans nos deux arrondissements.

A l’opposé des objectifs du rapport Vallancien qui enferme les établissements dans leur « pré carré », une telle coopération est déterminante pour l’attractivité de notre territoire et pour l’accès de ses habitants à des soins de qualité. Encourager un travail d’équipe entre praticiens et personnels de santé, c’est créer les meilleures conditions pour préserver et développer l’ensemble des services hospitaliers. C’est aussi le moyen essentiel de pérenniser les accouchements à la maternité d’Ambert en assurant ainsi une activité des deux maternités dans de bonnes conditions de sécurité.

Plus que jamais, sur le terrain aux côtés des professionnels de santé et des usagers, mais aussi par mes votes et mes interventions à l’Assemblée Nationale, je reste déterminé pour défendre bec et ongles l’ensemble des services de nos deux hôpitaux.

C’est la condition incontournable pour permettre à chacun d’avoir accès à des soins de qualité.

Pour en savoir plus : question orale d’André Chassaigne

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