30-06-2006

Parcelles en jachère et fourrage.

André CHASSAIGNE attire l’attention de Monsieur le Ministre sur l’utilisation des parcelles en jachères et le fauchage anticipé de celles engagées dans des contrats « Mesures agro environnementale » (MAE).

Dans le Massif central, les conditions climatiques depuis le début de l’année 2006 n’ont pas été favorables à la poussée de l’herbe : la chaleur et le vent sec ont succédé au froid, amputant jusqu’à la moitié la récolte de foin.

Cette situation survient après plusieurs années sèches qui ont réduit fortement les stocks de fourrage. De plus, la situation financière des exploitations est globalement très critique.

Aussi, les éleveurs souhaitent récolter au plus vite le maximum de fourrage, afin de réduire au minimum les achats externes de l’année.

C’est pourquoi, ils sollicitent l’autorisation de faire pâturer ou faucher les jachères et de faucher à titre exceptionnel par anticipation les parcelles engagées dans des contrats MAE.

En conséquence, André CHASSAIGNE demande à Monsieur le Ministre quelle réponse pourrait être apportée rapidement à la demande des éleveurs, notamment du Massif central.

Réponse du Ministre :

La situation climatique de la France durant cet été 2006 est préoccupante en particulier pour les éleveurs. La canicule qui sévit dans le pays a un effet néfaste sur la production des fourrages servant à l’alimentation du bétail. Le massif Central est touché dans son intégralité. Pour faire face à cette situation difficile, la France a demandé à la Commission européenne l’autorisation d’utiliser les jachères pour alimenter les animaux, ce qui a été accepté le 27 juillet pour l’ensemble du territoire.

Une partie des éleveurs s’est engagée à pratiquer la fauche tardive de certaines parcelles dans le cadre des mesures agro-environnementales (MAE). Compte tenu de la situation climatique, le fauchage anticipé de parcelles engagées peut être nécessaire pour assurer la nourriture du cheptel de l’exploitation. Dans certaines conditions, des dérogations peuvent être accordées. L’éleveur doit prendre l’attache de la DDAF pour convenir des modalités de mise en œuvre, qui conduiront cependant à ne pas rémunérer la MAE pour cette année.

Pour en savoir plus : suivi / Benoît

P.-S.

Question n° 98964 publiée au JO du 04/07/06
Réponse publiée au JO du 12/09/06.

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