23-10-2003

Ligne Béziers-Neussargues-Paris

Communiqué des communistes
du Languedoc-Roussillon - Midi Pyrénées - Auvergne

Ligne Béziers-Neussargues-Paris

Des représentants de fédérations communistes de trois régions (Languedoc-Roussillon, Midi Pyrénées, Auvergne) se sont retrouvés à Millau jeudi 16 octobre. Au menu : l’avenir de la ligne SNCF Béziers-Paris et, plus largement, les questions de transports.

Premier constat : la ligne Béziers-Neussargues-Paris voit sa modernisation plus que menacée par les décisions politiques du gouvernement et du ministre des transports Gilles de ROBIEN. Il s’agit d’un reniement des engagements actés dans la convention résultant du contrat de plan. C’est une tentative inadmissible qui, de fait, condamnerait la ligne à mort dans sa totalité et à brève échéance.

Cette décision s’inscrit dans un ensemble plus vaste de diminution sans précédent du budget du ministère des transports. Non seulement les besoins en ferroviaire ne seraient pas satisfaits mais on se dirige vers une crise majeure du réseau de transports.

Deuxième constat : des efforts de propagande sont déployés par la droite pour tenter de justifier l’inacceptable. Y compris pour ce qui concerne la ligne Béziers-Paris, à coups d’arguments mensongers sur la faisabilité pourtant cent fois prouvée. Le pire résidant dans la négation de la qualité d’axe ferroviaire (et non simple liaison d’intérêt local) de cette ligne pourtant liaison nationale évidente et classée, grâce à Jean-Claude GAYSSOT, au réseau européen fret.

Pour les communistes, il est hors de question de laisser oublier cette place indispensable de la ligne dans toute vision d’avenir d’un schéma national et européen des transports. Y compris ouvrant sur le maritime via le port de Sète.

Bien entendu, il ne faut pas opposer -ou laisser opposer- l’avenir de Béziers-Paris à d’autres opérations indispensables telles le contournement de Nîmes, P.O.L.T. ou le T.G.V. sud… reportés, retardés ou remis en cause par la même politique.

Des décisions ont été prises :

  • Assurer le succès de la manifestation interrégionale organisée par le Comité pluraliste le 8 novembre à Montpellier. Ce qui va de soi au vu de l’engagement constant des communistes dans les batailles remarquables de cette association.
  • Interpeller les trois conseils régionaux concernés afin qu’ils confirment sans ambiguïté leurs engagements au contrat de plan en refusant tout transfert des sommes affectées à la modernisation de Béziers-Paris sur d’autres opérations.
  • François LIBERTI (député de l’Hérault présent à la réunion) et André CHASSAIGNE (député du Puy-de-Dôme) vont s’adresser à tous les parlementaires concernés.
    Dans chaque département, le P.C.F. mettra la question des transports et en particulier de la ligne Béziers-Paris au cœur de son activité.

La conclusion de la réunion est simple : la lutte pour Béziers-Neussargues-Paris est totalement légitime. Elle exprime les besoins des populations, constitue un atout majeur d’aménagement équilibré et durable du territoire régional, national, européen. Ceux qui renonceraient à une politique ambitieuse des transports, amorcée par le ministre Jean-Claude GAYSSOT, prendraient une lourde responsabilité.

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