25-07-2003

Les infections nosocomiales

J’ai été alerté sur le grave problème de santé publique que sont les infections nosocomiales.

Oui, c’est bien 10 000 morts par an soit plus que le nombre de morts par accidents de la route ! Il s’agit d’un problème de société, voire de civilisation, car c’est le système de santé moderne dans son ensemble qui est concerné par ce phénomène.

Avec l’émergence des antibiotiques depuis le milieu du siècle dernier, nous pensions en avoir terminé avec les maladies infectieuses. Mais c’était sans compter sur la capacité des organismes vivants à s’adapter, ce qui est d’ailleurs la nature même de la vie. Et cette adaptation est d’autant plus forte, que l’agression, notamment par les antibiotiques, est élevée. Après les prescriptions massives et totalement irraisonnées de ces médicaments par les médecins, souvent sous la pression des laboratoires pharmaceutiques, nous sommes maintenant confrontés à cette situation difficile, qui remet en cause les modes passés de lutte contre les infections.

Concernant des enquêtes sur l’état sanitaire des établissements, la réglementation a fortement évolué depuis plusieurs années et les établissements sont soumis à une surveillance du Comité Technique National des Infections Nosocomiales, qui dépend de la Direction Générale de la Santé. Par ailleurs, d’après la circulaire du 11 juin 2002 ci-jointe, tous les établissements de santé sont tenus de remplir annuellement un bilan des activités de lutte contre les infections nosocomiales.

Je doute de la possibilité d’éradiquer des maladies qui, par essence, se développe en raison d’un terrain propice, c’est-à-dire de l’organisme du malade. Et vous savez comme moi que notre santé dépend aussi de notre mode de vie, de notre alimentation par exemple, et de notre capacité à gérer le stress.

Concernant la prise en charge du coût financier, vous pouvez vous reportez la circulaire du 8 octobre 2002, sur les commissions de conciliation et d’indemnisation.

Globalement, concernant la lutte contre les maladies infectieuses, je propose à votre réflexion des mesures de bon sens comme :

  • Le respect, en milieu hospitalier, des mesures simples de désinfection, présentées par les C.L.I.N. (Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales).
  • La limitation des traitements systématiques et répétés à base d’antibiotiques.
  • La mise en place de traitements associant médecine allopathique et médecines douces, plus respectueuses de l’individu et stimulant les défenses immunitaires du malade.
  • Des mesures éducatives permettant aux enfants et aux adultes, de réaliser davantage qu’ils sont aussi responsables de leur santé, à travers leur comportement (alimentation, activité physique, consommation de stimulants, drogues et de médicaments…)

Enfin, je porte aussi votre attention sur les enjeux financiers énormes que représentent le ’’marché’’ de la santé, et on peut malheureusement estimer que l’objectif de santé est contradictoire avec les intérêts financiers des grandes sociétés de ce secteur… D’où des dérives certaines, quant à la réelle volonté de ces groupes, de plus en plus puissants, de permettre l’accès à la santé par le plus grand nombre. Je vous laisse la possibilité de poursuivre par vous-même cette réflexion…

Je m’efforcerai, le moment venu, de faire évoluer la loi dans le bon sens, en ce qui concerne les infections nosocomiales.

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