26-06-2006

L’action culturelle diffuse, instrument de développement des territoires.

Rapport d’information

fait au nom de la Délégation à l’aménagement et au développement durable du territoire, sur l’action culturelle diffuse, instrument de développement des territoires.
Par Monsieur Jean Launay et Madame Henriette Martinez, Députés

_____

La Délégation à l’aménagement et au développement durable du territoire est composée de : M. Emile Blessig, président ; MM. Jean Launay, Serge Poignant, Max Roustan, vice-présidents ; MM. André Chassaigne, Philippe Folliot, secrétaires ; MM. Joël Beaugendre, Jérôme Bignon, Jean Diébold, Jean-Pierre Dufau, Louis Giscard d’Estaing, Jacques Le Nay, Patrick Lemasle, Mmes Henriette Martinez, Marie-Françoise Pérol-Dumont.

[…]

M. André Chassaigne s’est déclaré particulièrement satisfait de l’élaboration d’un tel rapport. A sa lecture, on voit reprises les problématiques que les élus rencontrent tous sur le terrain. Indiscutablement, le rapport répond à ces questions.

Le développement culturel diffus en milieu rural répond à une exigence grandissante. En deux décennies on est passé dans les territoires ruraux d’un demande d’animation culturelle à une demande de développement culturel. Cette évolution est certes liée à l’installation dans ces territoires de nouveaux habitants, les néo-ruraux, niais aussi à la conviction que la qualité de vie sur les territoires ruraux inclut désormais la culture, et ce non seulement en ternies de diffusion, en possibilité d’assister à des spectacles par exemple, mais également en termes de pratique ; les questions relatives aux écoles de musique le prouvent.

La culture est un élément essentiel pour l’aménagement du territoire. Souvent la recherche d’un développement culturel est la clé d’entrée du développement. Il est arrivé souvent que des chartes de territoires soient élaborées à partir de préoccupations de développement culturel. Ainsi dans le cas du parc naturel régional du Livradois-Forez, le projet de développement culturel, par la mise en place de réseaux dans les domaines du théâtre, de la musique, de la lecture, a été presque le point d’ancrage, le point de l’identification de la population au territoire.

Il faut insister sur la nécessité, dans ce domaine, de travailler en réseau. Sur ce point il faut rappeler l’existence d’un réseau de collectivités locales, la Fédération nationale des collectivités locales pour la culture (FNCC) ; la FNCC réunit des communes, des conseils généraux et des conseils régionaux de toute sensibilité politique ; elle fonctionne bien, mais demande à être mieux connue.

La place de l’Etat dans l’affirmation et le développement des politiques culturelles locales est très insuffisante. L’Etat doit pouvoir intervenir non seulement à travers des subventions, mais aussi à travers la fourniture de capacités d’ingénierie aux projets mis en place par les acteurs locaux. Les conditions actuelles d’intervention produisent des effets dramatiques. Des dispositifs sont mis en place avec des aides incitatives de l’Etat. Celles-ci, après quelques années, disparaissent. Or, bien souvent, le milieu rural n’a pas les moyens de faire fonctionner le dispositif une fois les aides disparues. En conséquence, soit celui-ci s’arrête, soit les communes se tournent vers les conseils généraux et les conseils régionaux ; cependant, l’intervention de ceux-ci n’est pas plus que celle de l’Etat une intervention au long cours ; ils offrent des aides au lancement de projets, aides qui disparaissent ensuite ; ils financent des événements ; ils laissent en déshérence l’action diffuse continue.

Enfin, la méconnaissance de la réalité induite par le dispositif de recueil statistique, est tout à fait regrettable. Le milieu rural mène effectivement une action culturelle, notamment, mais pas seulement, par le moyen des intercommunalités et des parcs naturels régionaux. Cette action devrait être reconnue et mesurée.

[…]

Pour en savoir plus : consulter ou télécharger le rapport

Imprimer