28-07-2005

Formation au métier de masso-kinésithérapie.

André CHASSAIGNE attire l’attention de Monsieur le Ministre de la Santé et des solidarités sur la formation au métier de masso-kinésithérapie.

En effet, la direction générale de la santé, sous l’égide du ministère de la santé, a décidé d’arrêter l’expérimentation de l’accès en 1re année de masso-kinésithérapie à partir de la 1re année du 1er cycle des études médicales (PCEM1) Par voie de conséquence, elle impose de nouveau l’accès à la formation par concours privés pour 2/3 des instituts de formation (IFMK), qui nécessitent généralement une préparation longue et coûteuse pour l’étudiant.

Sans véritable concertation, le ministère a décidé également de réduire la durée des études, qui étaient pourtant engagées dans un projet d’universitarisation et de mise en place du processus de Bologne : le droit des étudiant subirait ainsi un important recul en arrière, par le retour à une situation socialement discriminante.

Alors que ce métier voit son champ de compétence s’élargir, les nouvelles conditions d’accès à sa formation entraîneraient un cloisonnement, une réduction du nombre d’étudiants, et une remise en cause du principe de l’égalité des chances dans l’accès à l’enseignement supérieur.

En conséquence, André CHASSAIGNE demande à Monsieur le Ministre quelles décisions il compte prendre pour répondre aux inquiétudes exprimées notamment par les étudiants en kinésithérapie.


Réponse du Ministre :

Le ministre de la santé et des solidarités est particulièrement attentif à la formation des masseurs-kinésithérapeutes.

Une réunion s’est tenue le 29 septembre 2005 avec les représentants des directeurs d’instituts, des étudiants et des masseurs-kinésithérapeutes en exercice afin d’étudier les modalités d’accès les plus pertinentes aux études paramédicales, et notamment à celles de masso-kinésithérapie.

Un bilan des deux modes d’accès actuels a été demandé aux membres du groupe de travail. Parallèlement, une réflexion est engagée dans le cadre de la mise en place du dispositif licence-master-doctorat (LMD) pour adapter le contenu de l’enseignement dispensé au cours des études, aux besoins actuels de l’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute. Ce groupe de travail s’est réuni les 9 décembre 2005 et 21 février 2006.

Le cahier des charges pédagogiques sera établi en concertation avec les professionnels permettant l’acquisition des compétences indispensables à l’exercice du métier de kinésithérapeute. Les propositions de cursus universitaire émaneront des universités et seront soumis aux instances universitaires compétentes.

Pour en savoir plus : suivi / Benoît

P.-S.

Question n° 70492 publiée au JO le 19/07/05
Réponse publiée au JO du 23/05/06.

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