08-06-2004

Distributeurs automatiques de boissons sucrées et confiseries

Réponse d’André Chassaigne à une entreprise l’alertant sur les conséquences du projet de loi visant à interdire la présence des distributeurs automatiques dans l’enceinte des collèges et des lycées.

J’ai bien reçu votre correspondance, par laquelle vous souhaitez attirer mon attention sur le projet de loi visant à interdire la présence de distributeurs automatiques dans l’enceinte des collèges et des lycées. Vous pensez que ce projet constituerait une mise en péril des sociétés comme la vôtre, avec pour conséquence la suppression de milliers d’emplois.

De nombreuses PME de ce secteur d’activité réalisent effectivement entre 50 et 60 % de leur chiffre d’affaires via les distributeurs installés au sein des établissements scolaires.

L’amendement voté dans le cadre du projet de loi relatif à la politique de santé publique visant à interdire les distributeurs de sodas et de produits de confiserie s’inscrit dans le cadre des mesures générales d’amélioration de l’état nutritionnel des enfants, et tout particulièrement de la lutte contre l’obésité.

Pour sa part, le Groupe des députés Communistes et Républicains, regrette que les quatre amendements qu’il a déposés n’aient pas été retenus par le Gouvernement. Ces amendements proposaient notamment de conditionner l’installation de distributeurs automatiques de boissons sucrées dans les établissements scolaires à la mise en place de fontaines à eau gratuites, sans pour autant interdire ces distributeurs.

Cela dit, les professionnels concernés pourraient solliciter Monsieur le Ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l’artisanat, aux professions libérales et à la consommation, pour qu’une réflexion puisse être engagée dans le cadre du Conseil National de l’Alimentation, actuellement en charge d’une étude sur les causes de l’obésité chez les jeunes, afin que soient proposées aux collégiens et lycéens des boissons et des denrées présentant une composition plus adaptée à leurs besoins nutritionnels.

Ces mêmes professionnels pourraient aussi solliciter les « géants de l’agroalimentaire » pour que les boissons et les confiseries proposées aux enfants répondent à des critères nutritionnels qui permettraient de mieux lutter contre les facteurs d’obésité.
Même si les déterminants impliqués dans la survenue d’une obésité sont multiples et souvent intriqués les uns avec les autres, l’alimentation joue, en effet, un rôle majeur dans cette maladie, qui pose aujourd’hui un vrai problème de santé publique.




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