09-04-2019

Diabète - reconnaissance thérapeutique de l’Heberprot-P

M. André Chassaigne interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la possibilité de reconnaître les qualités thérapeutiques de l’Heberprot-P, médicament mis au point par des chercheurs cubains et participant au niveau mondial à la lutte contre le fléau du diabète.

Des chercheurs cubains ont présenté en 2011 ce médicament Hebertprot-P, unique produit au monde capable de guérir l’ulcère du pied diabétique.

Présenté comme thérapie révolutionnaire, ce médicament a été reconnu et enregistré en 2018 dans plus de 20 pays et a été utilisé depuis 2011 par près de 280 000 patients dans une trentaine de pays. Ce médicament a démontré sa grande efficacité et pourrait venir en aide à toutes les personnes souffrant de diabète et de ses graves complications.

Il s’ajoute à la liste d’autres médicaments innovants et efficaces, élaborés à Cuba par le secteur très en pointe de la biotechnologie, malgré le blocus étasunien. Or l’Heberprot-P n’est toujours pas autorisé en France, alors qu’il pourrait soulager de nombreux malades, notamment dans les zones très touchées par le diabète, comme en Guadeloupe, Martinique, Polynésie et autres collectivités d’outre-mer.

Le ministère de la santé avait déjà été interrogé par la question écrite n° 47130 du 24 décembre 2013, sur la possibilité d’autoriser ce médicament, parfois présenté comme un vaccin. Dans sa réponse du 26 mai 2015, il avait confirmé que l’Heberprot-P, facteur de croissance recombinant (rhEGF) dans l’ulcère du pied diabétique, n’avait obtenu ni autorisation de mise sur le marché (AMM), ni fait l’objet d’une telle demande, que ce soit au niveau européen ou au niveau national. Elle estimait difficile d’apprécier en l’état la qualité pharmaceutique de ce produit en l’absence d’étude, de publication ou de données suffisantes. Cependant, d’après ses déclarations, des firmes étaient déjà impliquées dans le développement de ce type de vaccin et une demande d’avis scientifique avait été adressée à l’agence européenne du médicament (EMA).

Au regard des autorisations déjà accordées dans de nombreux pays et des résultats obtenus, il importerait désormais d’obtenir une reconnaissance française de l’Heberprot-P, très attendue par les Français d’outre-mer et relayée par leurs élus.

Il lui demande si elle dispose aujourd’hui de nouvelles informations sur ce produit et si une demande d’autorisation de mise sur le marché est envisagée ou actuellement en cours en France. À défaut, il sollicite des précisions sur les démarches à effectuer et l’implication possible du ministère de la santé.


Voir la question + la réponse (si parue) sur le site de l’Assemblée nationale.


Question N° 18686 Question publiée au JO le : 09/04/2019 page : 3187

Pour en savoir plus : André Chassaigne - BP

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