16-03-2006

DAPTA : André CHASSAIGNE interroge Monsieur Carlos GHOSN, PDG de RENAULT.

Jeudi 16 mars 2006, la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale a reçu Monsieur Carlos GHOSN, PDG de RENAULT.

Au cours de cette rencontre, André CHASSAIGNE a évoqué la question des liens entre RENAULT et DAPTA-EURODEC, sous-traitant du constructeur automobile dans le domaine du décolletage « avec une production dont la qualité est reconnue ».

Il a d’abord rappelé que l’entreprise thiernoise réalisait en 2004 plus de 13 % de son chiffre d’affaires directement avec RENAULT. Puis il a interrogé Monsieur GHOSN sur les problèmes spécifiques liés au désengagement de RENAULT.

Renault a reconsidéré, ces derniers mois, ses relations avec Dapta, si bien que DAPTA ne travaille plus aujourd’hui que marginalement pour Renault. Son dépôt de bilan, le 1er février 2006, n’est d’ailleurs pas sans lien avec la perte d’un de ses principaux clients.

André CHASSAIGNE a précisé que, tout en étant parfaitement conscient des lourdes fautes stratégiques commises ces dernières années par le management d’Eurodec et de Dapta, il convenait de souligner que 450 emplois sont cependant en jeu, dans une ville qui a déjà perdu des centaines d’emplois industriels ces dernières années.

Il a ajouté que les élus locaux, les représentants des salariés et les représentants de l’Etat, sont aujourd’hui à la recherche d’une solution de reprise durable pour Dapta.

Aussi, dans cette optique, il a demandé à Monsieur GHOSN de lui indiquer les raisons qui ont poussé Renault à cesser de se fournir en pièces de décolletage Dapta, dans quelle mesure et sous quelles conditions il pourrait envisager une reprise de ces relations commerciales. Il a insisté sur le fait que l’incertitude qui pèse aujourd’hui sur les relations de Dapta avec ses clients pourrait être lourde de conséquences pour la pérennité de cette entreprise.

Monsieur GHOSN s’est limité à apporter quelques éléments d’appréciation d’ordre général sur les fournisseurs de RENAULT.
« Il n’y a pas de constructeur automobile sans un réseau de fournisseurs performants. C’est au constructeur de s’assurer que l’offre est compétitive tout en restant profitable pour le fournisseur : l’objectif n’est pas de condamner un sous-traitant par une réduction des coûts !
La chose la plus inquiétante, c’est un fournisseur qui est dans le rouge avec des conséquences sur la qualité et le développement technologique ».

Au-delà de ces considérations d’ordre général, Monsieur GHOSN s’est engagé à produire une réponse écrite au courrier qui lui a été remis par le député en main propre..

Pour en savoir plus : courrier à l’entreprise RENAULT

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