16-12-2014

Carences constatées en matière de médecine préventive au sein de l’éducation nationale

M. André Chassaigne interroge Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les carences constatées en matière de médecine préventive au sein de l’éducation nationale.

L’accord fonction publique du 26 juillet 1994 prévoit, notamment, une visite annuelle de médecine préventive en cas de risques particuliers et pour les agents qui le souhaitent, et pour tous une visite tous les cinq ans.

Cependant, force est de constater que cette périodicité est loin d’être respectée. Le constat est édifiant : un médecin de prévention doit s’occuper de 15 000 personnes.

Des enseignants avancent comme dernière visite médicale celle d’aptitude lors de leur recrutement. Les enseignants n’échappent pourtant pas aux maladies liées à l’environnement professionnel.

Bien au contraire, en octobre 2009, le Snuipp annonçait que le taux de suicides, au sein de l’éducation nationale, était de 39 pour 100 000, alors que la moyenne nationale était de 17,1 pour 100 000. Quant au syndicat FO, il préconise un recrutement de 300 médecins supplémentaires afin que l’administration puisse satisfaire à ses obligations.

Il lui demande à quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour un plan de recrutement de médecins de prévention à la hauteur des carences constatées et prenant en compte les départs à la retraite.


Question N° : 69482 Question publiée au JO le : 18/11/2014 page : 9614


Voir la question + la réponse (si parue) sur le site de l’AN.

Pour en savoir plus : André Chassaigne - LC

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