09-03-2005

Boues de Giroux

J’ai pris connaissance du courrier de M. Jean-Luc Terrolle, Président de l’ADEP, concernant le traitement des boues de Giroux.

Il a tout à fait raison d’affirmer que j’ai repris les propositions issues de la réunion organisée par l’ADEP à Olliergues le 4 février dernier : la responsabilité d’un élu est justement de se saisir et de relayer les demandes des citoyens quand elles lui paraissent justifiées et réalisables.
C’est ainsi que je conçois mon action de député dans les domaines les plus divers, en portant les revendications et en m’impliquant personnellement pour qu’elles aboutissent.

Voilà pourquoi j’ai pris en compte le double constat quasi-unanime fait à cette réunion de l’ADEP, par les membres de l’association, les élus, le Président du Parc, les représentants de sociétés de pêches, les habitants : le projet, tel qu’il a été présenté dans le dossier du bureau d’étude, est irréalisable ; le compostage apparaît être une solution acceptable.

Aussi, dès le lendemain de la réunion, j’ai travaillé à concrétiser une solution alternative à l’épandage prévu dans l’enquête d’utilité publique et pris personnellement contact avec une entreprise gestionnaire d’une plate-forme de compostage de déchets verts pour un examen approfondi du dossier.
L’étude est en cours avec un soutien scientifique : les boues seraient traitées, après adjonction d’éléments végétaux et après réduction de la siccité, sur une plate-forme de compostage. Sous réserve des analyses et contrôles nécessaires, le compost sans odeur ainsi obtenu pourrait être épandu sur des terres agricoles à proximité immédiate de la plate-forme de traitement.

Cette filière présenterait divers avantages :
- Réalisation dans le cadre d’une charte de bonnes pratiques agricoles, sous l’égide de l’Association « Agriculteurs Composteurs de France » en partenariat avec l’ADAR et l’ADEME.
- Du statut de déchet, les boues passeraient à celui de produit, suite aux deux arrêtés interministériels de mars 2004 rendant obligatoire l’application de la norme AFNOR pour les composts de boue.

J’ai bien sûr informé immédiatement de mes démarches M. Benamou, Directeur de la papeterie, ainsi que le Directeur du Parc Naturel Régional Livradois-Forez.

J’ai aussi rencontré M. Terrolle, mardi 2 mars à Paris, pour lui communiquer toutes les informations sur les actions engagées. Le rendez-vous avait été pris à l’issue de la réunion d’Olliergues.

André Chassaigne.

Pour en savoir plus : Suivi / Benoît

P.-S.

Date butoir pour la remise des conclusions motivées du commissaire enquêteur, en sous-préfecture d’Ambert : 9 mars 2005.

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