Accueil > Revue de presse > Presse écrite >Interview : garde-fous OGM et UMP

Campagnes de France - grande cause nationale !
Agenda
Assemblée Nationale
Associations
Comptes-rendus du député
Conseil de circonscription
Député, équipe et permanences
Dossiers
Liens vers autres sites
Photos
Revue de presse
Site Internet
Téléchargements
Voeux, soutiens








Interview : garde-fous OGM et UMP

vendredi 11 avril 2008



DANS LA MEME RUBRIQUE :
OGM : quelques réflexions de fin de mission parlementaire
Agriculture et Souveraineté alimentaire
Intermittents du spectacle
Débat « Science et politique »
Interview sur les prix agricoles
« Le gouvernement a choisi de passer en force »
Report du débat sur la ruralité ?
Interview - Projet de loi sur les OGM
André Chassaigne Président de l’ANECR
Interview dans l’Huma. - Grenelle environnement


Article paru dans l’Humanité du 10 avril 2008 :

« Les garde-fous obtenus sont insupportables pour l’UMP »
Pour André Chassaigne, le « faux procès » fait à la secrétaire d’État vise à masquer « les acquis dus à notre bataille au Parlement ».

L’H : Quelle est votre réaction à la crise à droite autour de votre amendement ?

André Chassaigne. Cet épisode est révélateur d’exigences citoyennes montantes qui heurtent les plans du gouvernement. Le Grenelle de l’environnement y a joué sa part, en faisant émerger publiquement des attentes populaires fortes comme celle de produire et consommer sans OGM, ce que ses conclusions ont fait ressortir. Dans ces conditions, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet n’avaient que peu de marges de manœuvre.

L’amendement sur le respect des filières répond à ces exigences de populations, d’agriculteurs et d’éleveurs attachés à la qualité de leur production. Mais, en face, des élus de droite trouvent insupportables ces garde-fous à la volonté des gros et des grands propriétaires agricoles.

L’H : Vous avez pourtant voté contre le projet de loi amendé, pourquoi ?

André Chassaigne. Parce qu’il est encore très insuffisant dans la prise en compte de nos propositions. Nos amendements ont bousculé le texte, en posant des fondations utiles pour l’avenir, mais il manque les murs, la charpente, etc. Nous sommes encore loin de véritables zones protégées, tout comme de la transparence nécessaire en matière de décisions politiques, d’étiquetage des OGM, etc.

L’H : L’« affaire » Kosciusko-Morizet ne masque-t-elle pas la difficulté pour la droite d’appliquer sa politique ?

André Chassaigne. C’est un faux procès qui est intenté à la secrétaire d’État. Elle a fait preuve d’honnêteté intellectuelle dans le débat, et d’une attitude très mesurée, sans distorsion avec Jean-Louis Borloo. Nombre de nos amendements ont d’ailleurs été refusés. Cette agressivité vise à lui faire porter la responsabilité des acquis que nous avons gagnés, en bataillant sans relâche au Parlement pour faire entendre la voix des populations.

Entretien réalisé par Sébastien Crépel"

Pour en savoir plus : Site de l’Humanité

Répondre à cet article