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10-02-2017

Une action collective pour garantir l’avenir des sites de production SANOFI

Conformément aux engagements que j’avais pris à la réunion tenue le 5 décembre 2016 en circonscription, à l’initiative de l’intersyndicale du site SANOFI de Vertolaye, j’ai pris l’initiative que soient organisées deux tables rondes à l’Assemblée nationale.

La première, mercredi 8 février, a réuni 6 députés concernés par des sites SANOFI et 13 représentants de l’intersyndicale du groupe (CFDT, CGT, FO, SUD). Cette réunion a permis d’échanger pendant près de deux heures sur la situation de l’entreprise. Elle avait aussi pour objectif de préparer la table ronde qui se tiendra le mercredi 15 février au sein de la commission des affaires économiques, sur « L’avenir de l’industrie du médicament en France », en présence notamment de Monsieur Philippe Luscan, président de SANOFI en France et vice-président exécutif des affaires industrielles mondiales.

Alors que ce même jour, le groupe dévoilait un résultat net de 5 milliards d’euros, en hausse de 10 % par rapport à l’année précédente, les syndicats nous ont alertés sur les restructurations actuelles et futures visant à démanteler ce fleuron français de l’industrie pharmaceutique. Deux sites sont plus particulièrement concernés : Elbeuf (390 salariés) et Vertolaye (864 salariés) pour avoir une activité « tiers », c’est-à-dire produisant à façon pour d’autres laboratoires pharmaceutiques, contrairement à des sites essentiellement « captifs », produisant pour SANOFI.

Depuis 2009, la stratégie du groupe de « ventes à la découpe » de plusieurs de ses filiales s’est déjà traduite par la fermeture de 15 sites et la suppression de 6200 emplois, dont une grande partie dans la recherche. Cette stratégie n’a qu’un seul objectif : augmenter la profitabilité de l’entreprise pour distribuer toujours plus de dividendes aux actionnaires. Dans le même temps, SANOFI continue de percevoir des aides publiques à hauteur de 150 millions d’euros par an.

Outre le désastre industriel annoncé et les destructions massives d’emplois dans les territoires concernés, la volonté de SANOFI de se désengager du territoire français laisse craindre une perte d’indépendance de la France en matière de production des médicaments, mais aussi des risques majeurs en termes de santé publique.

Face à ce constat, nous devons agir collectivement. C’est pourquoi, avec plusieurs de mes collègues, nous relaierons durant la table ronde le combat des salariés et de leurs représentants. Pour ma part, j’interpellerai la direction du groupe sur la situation économique et sociale de SANOFI et plus particulièrement sur le devenir du site de Vertolaye.

Il s’agit d’une première étape, et nous avons prévu de nous réunir à nouveau avec les organisations syndicales du groupe SANOFI le mardi 21 mars. La lutte continue pour préserver notre industrie et nos emplois. Mais elle doit s’élargir. Avec une règle de conduite : ce sont les salariés et leurs organisations syndicales qui doivent garder la maîtrise de l’action collective, au niveau local comme national, en partenariat avec les élus et l’ensemble de la population.

Pour en savoir plus : André Chassaigne - AC

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